En Rhône-Alpes, les candidats manquent d'intéractivité
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Twitter, le roi du micro-blogging Twitter.com
REGIONALES - Si Twitter joue un rôle important dans la campagne en Ile-de-France, les candidats de Rhône-Alpes ont complètement boudé le site et misent sur Facebook...
Ça ne twitte pas en Rhône-Alpes. Ou très peu. Le dernier message écrit en moins de 140 caractères depuis le compte de Jean-Jack Queyranne date d’il y a quatre jours. Quant à celui de l’UMP en Rhône-Alpes, il remonte au… 7 janvier. Seule la nouvelle génération utilise Twitter. De l’aveu même des partis, l’impact du réseau social «serait minime en raison de sa confidentialité». Et le concept de micro-blogging trop «contraignant».Pourtant, Rhône-Alpes serait la deuxième région la plus active sur ce site derrière l’Ile-de-France, où les candidats ont créé le buzz avec leurs tweets. Mais les rapports de force n’ont rien à voir. A Paris, les politiques n’ont pas moins de 1.500 suiveurs. A Lyon, cela varie entre 129 abonnés pour Europe Ecologie à 638 pour le PS. «ll faut une légitimité depuis un certain temps pour être suivi par d’autres abonnés, analyse Romain Blachier, élus PS, blogueur politique et très actif sur Twitter. Or, Tous les candidats s’y sont pris il y a moins d’un an, c’était déjà trop tard.»
L’UMP cherche ses amis
Les candidats ont plutôt misé sur Facebook. Enfin presque tous. Jean-Jack Queyranne, le président PS sortant de Rhône-Alpes arrive en tête avec 4.996 amis. Talonné par Azouz Begag, tête de liste du MoDem (4910 amis) et loin devant Françoise Grossetête, chef de file de l’UMP (1709 amis).
«Le MoDem et Europe Ecologie sont très mal référencés et peu mis à jour, l’UMP c’est service minimum et le PS a beaucoup dépensé, mais ne va pas assez chercher ses électeurs», poursuit Romain Blachier.
«Le PS a une force de frappe qui fait mal, reconnaît Ivana Gajic, coordonatrice des jeunes UMP Rhône-Alpes. Nous, nous avons privilégié les outils les plus simples. Et on s’est réparti la veille d’infos comme on pouvait.»
>> Retrouvez notre dossier des régionales par ici.
Le PS débourse 50.000 euros pour sa com’ on-line
A la différence de Françoise Grossetête, qui n’a pas de pages personnalisées sur Twitter et Facebook, le candidat socialiste a été poussé par son entourage à «investir davantage le terrain sur le net» pour les élections. Pour sa communication on-line, insignifiante lors des précédentes régionales en 2004, le PS affirme avoir déboursé 50.000 euros, soit 8% du budget total de sa campagne.
«Jean-Jack Queyranne était perplexe au départ, raconte Hervé Saulignac, directeur de campagne du PS en Rhône-Alpes. Car ce n’est pas simple d’appréhender ces nouveaux espaces de débat.»Un outil pour mobiliser les militants avant tout
Mais avant de vouloir gagner quelques voix d’indécis avec ces nouveaux outils, les partis utilisent surtout les réseaux pour mobiliser les militants. D’où le ton encore trop institutionnel des commentaires sur Facebook et Twitter. Tous ont encore des profils très contrôlés par les collaborateurs qui suppriment très rapidement les petits messages qui font mal.