Emmanuelle Gagliardi
Fondatrice du site www.interdit-aux
-hommes.net, co-auteur du Guide
des clubs et réseaux au féminin
(paru en septembre 2007,
éditions Le Cherche Midi).
En France, ils sont apparus dans les années 1960, dans les fameux territoires alors « interdits aux femmes ». Ce sont des femmes architectes interdites de concours, les femmes médecins interdites de blouses blanches si ce n'est pour être infirmières, ou encore les « business angels », les pionnières de l'investissement.
Il ne faut pas choisir un réseau, il faut cumuler ! Il y a d'abord les réseaux universitaires ou de grandes écoles, type Sciences-Po, HEC, Dauphine… Puis les réseaux professionnels organisés par secteur ou par fonction, comme les femmes cadres, chefs ou créatrices d'entreprise, journalistes ou ingénieures, parfois à l'intérieur même d'une entreprise. Ils sont importants car ils peuvent soutenir au quotidien. Enfin, il faut choisir un réseau transversal en fonction de ses objectifs. La plupart des cercles acceptent les nouvelles entrantes pour une réunion test. C'est l'occasion de voir si vous appréciez l'ambiance, le profil des membres, le programme des rencontres.
Il y en a tellement ! Les plus importants sont recensés sur www.interdit-aux
-hommes.net.
Trop de femmes pensent que les réseaux sont superflus. Elles attendent de se retrouver à 35 ans au pied du mur pour se demander comment passer certains caps. Féminin ne veut pas dire féministe. Il ne s'agit pas d'aller militer, mais plutôt de trouver des outils pour mieux travailler avec les hommes. W