La vente du Racing ressemble à une valse à mille temps. Et elle s'offre de nouveaux détours. Jafar Hilali, président de Carousel Finance, partenaire financier d'Alain Fontenla, dont l'offre avait séduit les investisseurs alsaciens, complique les négocations. Le trader londonien a rajouté des clauses farfelues (une loge pendant cinq ans, un accès illimitée à la tribune présidentielle) ou inacceptables (garder 1 % de la SASP Racing, un droit de préemption) qui ont fait capoter les négociations.
« Les empêcher de faire
un trafic de joueurs »
Aujourd'hui, les locaux disent stop. « ça fait deux fois qu'on se fait balader, remarque amèrement Henri Ancel, l'un des négociateurs alsaciens. Alain Fontenla nous accuse de vouloir faire une vente forcée, on va les laisser devant leurs responsabilités dans les prochaines mois. »
Les investisseurs locaux en conviennent : si des négociations devaient reprendre, elles seraient à l'initiative de l'actionnaire majoritaire et de Carousel Finance. Et elles devraient être, probablement, précédées d'excuses car les comparaisons à la mafia (lire ci-dessous) ne passent pas. « Qui est ce monsieur Fontenla?, tonne Henri Ancel. Qu'a-t-il construit? » Il poursuit : « Nous allons rester vigilants. Il n'est pas question qu'ils dépècent le club. On les empêchera de faire un trafic de joueurs car c'est le seul moyen de faire de l'argent dans le football ».F. H.