«Nous ne vendrons plus jusqu’à nouvel ordre de billets à nos supporters pour les déplacements du PSG.» La mesure est lourde et elle vient du président du club, Robin Leproux. «Je suis obligé de prendre ce genre de décision pour garantir la sécurité de tous», poursuit-il. Une sécurité mise à mal lors d'échauffourées qui ont eu lieu dimanche soir aux abords du Parc-des-Princes.
Avant le début de la rencontre PSG-OM, une violente rixe éclate entre des supporters de la tribune Boulogne et d’autres de la tribune Auteuil. Cette scène de «guérilla urbaine», comme l’a qualifié Robin Leproux fait un blessé grave. Un supporter de la tribune Boulogne, prénommé Yann, est roué de coups. L’homme de 37 ans est transféré à l’hôpital Beaujon à Clichy et plongé en coma artificiel pendant 48 heures, le temps de lui administrer un traitement. «C’est un lynchage, Yann a été massacré, s’est ému Leproux. C’est trop grave, il faut prendre des décisions.»
L’interdiction de ventes de places lors des déplacements en est une et elle devrait éviter que des heurts se produisent ailleurs en France. Pourtant, certains supporters ne comprennent pas cette mesure. «C’est la solution de facilité, mais ça ne fait que déplacer le problème, soutient Paul, un membre des Supras. Les déplacements sont généralement un bon exutoire pour les supporters. Là, toute la violence sera concentrée aux abords du Parc. Et puis, rien n’empêche les supporters de se déplacer sans billet. Et là, les forces de l’ordre devront s’occuper d’eux pendant toute la durée du match.» Lors du premier déplacement du PSG à Marseille cette saison, le nombre de places attribuées aux Parisiens était limité, ce qui n’avait pas empêché le déclenchement d’une émeute après l’annonce du report du match.
L’heure n’est pourtant pas aux atermoiements. Robin Leproux assure ainsi que si le PSG écope d’une sanction de match à huis-clos, il ne fera pas appel. Le président du club demande aussi de l’aide de la part du ministère de l’Intérieur. Il est reçu à 18h par Brice Hortefeux dans ce sens. «Nous devons assurer la sécurité dans l’enceinte du Parc-des-Princes, mais le PSG ne peut pas et ne doit pas être un policier», clame Leproux. Autre vœu évoqué pour améliorer la situation, «des interdictions de stade massives».
Ces mesures suffiront-elles? Pas sûr, car la tension entre supporters est à son comble. Dans Le Parisien, un membre du kop de Boulogne assure que l’agression de dimanche «ne restera pas impunie.» «C’est clair que ça va péter, soutient Paul, le Supra. Cela fait un moment que les deux camps se cherchent. Les Boulogne Boys et les Tigris Mystic ont été dissous, mais les groupes n’ont pas disparu.» En signe de protestation contre ces violences, les Lutèces Falco ont d'ores-et-déjà annoncé qu'ils mettaient en sommeil «jusqu'à la normalisation de l'atmosphère».
| 1 | Montpellier | 82 | 38j | +34 | |
| 2 | PSG | 79 | 38j | +34 | |
| 3 | Lille | 74 | 38j | +33 | |
| 4 | Lyon | 64 | 38j | +13 | |
| 5 | Bordeaux | 61 | 38j | +12 | |
| 6 | Rennes | 60 | 38j | +9 | |
| 7 | Saint-Etienne | 57 | 38j | +4 | |
| 8 | Toulouse | 56 | 38j | +3 | |
| 9 | Evian-Thonon | 50 | 38j | -1 | |
| 10 | Marseille | 48 | 38j | +4 |