Google est «indispensable» pour la numérisation des livres / Contributions

10 réactions à l'article
  • Belkhir

    J'etais bien surpris de voire notre Kirtas APT 2400, le scannaire automatique de livres le plus utilise au monde, illustrer cet article. C'etait comme pour suggerer que c'est ce que Google utilise pour leur numerisation, ou encore pire que c'est une technologie Google.
    Mais plutot que de m'offusquer que Kirtas n'ait ete ni sollicitee ni mentionee, je prefere plutot contester 2 points cles mentiones dans cet article et du rapport du Senat:
    1- Le temps et l'argent estime pour numeriser la BNF est absolument extravagant et releve plus de l'intox que de la realite. Le montant de 140M d'euros aloue a la BNF pour la numerisation des livres est plus que suffisant pour numeriser la majorite de leurs 9 millions d'ouvrages. N'oublions pas que le cout actuel of 45 euros par livre n'est valide que pour le volume de 100,000 livres par an. Il va sans dire, comme avec toute industrie de production, qu'une fois que le volume de numerisation augmente, le cout par unite se reduirat considerablement. Ca s'appelle "Economie d'echelles"!!! Mais meme au cout actuel, les 140M d'euros suffiront a numeriser plus de 3 Millions d'ouvrages, qui representent plus que tous les ouvrages de la BNF dans le domaine publique. Finalement, il n'y a absolument aucune raison de limiter le volume de numerisation a 100,000 livres par an si les fonds sont disponibles, et donc extrapoler le temps a achever la numerisation basee sur ce volume est absolument ridicule.
    2- S'il y a une constante que Google a prouve au reste du monde, c'est qu'ils font toujours les choses a leur maniere. Quant il s'agit de numerisation des livres, Google's Way est loin (meme tres loin) de repondre au normes de qualite les plus minimes. Que ce soit dans la qualite des images, des metadonnees ou de l'OCR, la numerisation Google ne repond ni au besoins de preservation, ni de l'impression sur commande, ni du ebook, ni de la recherche academique, ni d'inter-operabilite avec d'autres bibliotheques numeriques. La question qui se pose est donc: Quels sont les avantages pour la France a investir dans un partenariat avec un societe qui maitrise une "numerisation infecte"?

    --Lotfi Belkhir, CEO, Kirtas Technologies, Inc.

  • Jamel

    encore un bel exemple de désinformation implicite:
    - vous titrez "Google ... indispensable ... numérisation"
    - vous illustrez le tout avec une photo de scanner high-tech comme ceux qu'utilisent effectivement les grandes bibliothèques nationales pour les ouvrages rares ou complexes, bref une image qui n'a rien à voir avec ce que sait utiliser Google en termes de numérisation
    - et vous donnez ainsi à tort l'impression que Google fait de la numérisation de super qualité
    - mais qui irait dire le contraire au sujet du champion mondiale de l'innovation
    - un journaliste qui fait bien son travail peut-être?
    - ce sera donc la prochaine fois !
    Mesdames, messieurs les journalistes, s'il vous plaît ! Nous avons vraiment besoin de vous en ces temps de surinformation.

  • hispanicus

    Anurin31: entièrement d'accord avec vous. Côté "Mormons" il me semble que ce n'est pas dans but scientifique (qu'il ne soit pas le leur) qu'ils ont scanné de milliers de fichiers de naissance et de registres de baptême des terriens. Je crois avoir voulu faire une recherche sur un auteur né en 1616 et n'avoir pas eu accès aux informations, mais je ne me souviens pas si c'était parce qu'il fallait payer ou être... mormon! Google ne veut pas autre chose que de rendre publique la publication (l'?uvre). Je travail avec beaucoup de textes scannées par Google, sinon, il me faudrait prendre l'avion pour aller chercher certains livres du 17ème siècle dont il n'y a qu'un exemplaire au bout de la terre.

  • mitch

    Je pense qu'il y a d'autres possibilités. Chaque éditeur qui publie actuellement des ouvrages peut déjà, pour sa part, proposer à la BFN les fichiers qu'il a constitué pour les textes récents (j'ai moi-même fourni les fichiers word de mes textes à l'éditeur avant publication)

  • Anurin31

    Un peu long à la détente ! Evidemment la défense des droits d'auteurs et des éditeurs a un peu freiné le processus. C'est étrange parce que pour mémoire les documents d'etat-civil français (Etat laïque jusqu'à preuve du contraire) ont été numérisé en leur temps par... les Mormons de Salt Lake City! Pour les mêmes raisons côté état (trop long et trop cher) mais pas du côté numériseur : je préfère les raisons commerciale de Google à celles des Mormons ; à savoir baptisez tout le monde y compris les morts à l'insu de son plein gré, en prévision de la fin du monde! C'est con dans ma famille on est laïque depuis 1789 et le baptême même post-mortem on en veut pas! Sauf que là on a pas eu notre mot à dire !

  • six

    @Kenny4429: champion du "j'affirme n'importe quoi".. genre : De toute façon dans un futur plus moins proche le livre numérique aura complètement remplacé le livre papier

    j'ai entendu l emême discour pour le vinyl..

  • Kenny4429

    Ha! ils ont enfin ouvert les yeux!
    Je pensait que serait arrivé plus tard, quand le livre numérique se serait encore plus développé.
    De toute façon dans un futur plus moins proche le livre numérique aura complètement remplacé le livre papier, donc il faut réagir si on veut tout convertir, et vu le boulot lié à l'important patrimoine littéraire français...

  • nakanou

    Quand on connait les dérives actuelles de Google qui font de plus en plus penser à Fondations, dire que le projet ne peut se faire qu'avec eux semble quand même dangereux.

    Il serait certainement plus intelligents de faire travailler des gens de chez nous; ca donnerait du travail à des chômeurs tiens!

    D'autre part; d'un point de vue technique; on peut se poser la question de la pérennité du support électronique qui évolue rapidement; ce qui ne va pas déjà sans poser de problèmes (ouvrir un document de 10 ans d'age commence déjà à devenir un exploit; alors imaginez les premiers livres numérisés dans 50 ans).

    Le papier est quand même plus pérenne; même si le papier actuel l'est déjà beaucoup moins que le papier chiffon utilisé au moyen-age...

  • mitzi50

    Tout ouvrage édité en France doit faire aussi l' objet d' un dépôt à la BnF. Mais tous les ouvrages de la BnF ne doivent pas obligatoirement être numérisés immédiatement, ce qui est urgent est de rendre consultables les ouvrages anciens et fragiles, pour qu' ils puissent ensuite être conservés dans de bonnes conditions sans être manipulés. Par contre, tout ce qu' on peut trouver (parfois d' occasion) dans une édition de poche, franchement, je ne vois pas trop l' intérêt immédiat ! Que ce soit avec ou sans Google.

  • X-or

    Alors Google a le droit de scanner les livres mais e-book n'a pas le droit d'exister en France... c'est quoi le hic?

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr