Simple faire-valoir ou véritable force de propositions? Les jeunes sont de plus en plus sollicités par les partis politiques. Tous les candidats aux élections régionales des 14 et 21 mars s'accordent sur ce point : leur présence dans la campagne est essentielle. Même si aucun des benjamins n'est en position éligible.
Gagnant du titre de la liste la plus jeune, le PS (47,5 ans de moyenne d'âge, cinq candidats ont moins de 30 ans) «a donné depuis longtemps une place à la jeunesse», selon Jacques Bigot, le chef de file. «Symboliquement, explique-t-il, il était important d'avoir une très jeune colistière [Clarisse Chabot, 18 ans]», pointe-t-il tout en assumant le côté stratégique de ce choix.
«Ce n'est pas la 5e roue du carosse»
A l'UMP (49 ans de moyenne d'âge, deux ont moins de 30 ans), les jeunes ont eux-mêmes élaboré la partie du programme qui les concerne. «J'ai été surpris de la qualité de leur travail et de leur capacité à faire adhérer la liste à leurs conclusions», concède Philippe Richert, la tête de liste. «Pas de paternalisme», pour le MoDem (48,5 ans de moyenne d'âge, cinq ont moins de 30 ans).
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Le candidat Yann Wehrling voulait constituer une liste représentative de la société. «Les jeunes? Ils étaient là! Et ils se sont organisés tous seuls», souligne-t-il. De son côté, Jacques Fernique, tête de liste d'Europe Ecologie Alsace (51,8 ans de moyenne d'âge, quatre ont moins de 30 ans) assure: «La jeunesse n'est pas la cinquième roue du carosse. On ne fait pas de démagogie jeuniste.» Il a été tenté de la faire plancher sur certaines questions avant de se raviser.
Enfin, le Front national (52 ans de moyenne d'âge, deux ont moins de 30 ans) fait figure de cancre alors que le «recrutement de jeunes» est affiché comme «l'objectif principal» du parti. Mais quand il s'agit de s'occuper de leurs problèmes, Patrick Binder, le leader frontiste, clame qu'il n'est pas «une assistante sociale» et qu'il ne faut pas «tout attendre des collectivités».