Une gare ouverte à 360 °. La CUS, la région, le département, la SNCF et Réseau ferré de France vont signer un protocole d'études portant sur l'urbanisation du secteur situé à l'arrière de la gare de Strasbourg. Leur partenariat donnera lieu à une étude de faisabilité dont les premières orientations seront connues à la fin de l'année. Mais le projet n'aboutira qu'à l'horizon 2020-2025. Il pourrait comprendre un quartier d'affaires et des logements. Une nouvelle station de tram devrait assurer sa desserte. Pour ce faire, des ateliers de la SNCF, notamment de maintenance des TER, pourraient être délocalisés.
Bénéficier de l'effet TGV
« La gare est exclusivement tournée vers la ville, d'où les difficultés d'accès, notamment des automobiles vers les parkings, a expliqué, hier, le maire (PS) Roland Ries. Avec une gare ouverte vers l'ouest, nous pourrions notamment gérer les flux depuis l'autoroute A 35. » Outre fluidifier le trafic, le projet répond surtout à des fins économiques. « Il s'agit de réaliser un objet urbain fonctionnel pour permettre à l'investissement TGV d'offrir sa pleine efficacité », ajoute l'édile. En somme, il espère attirer des sociétés en jouant sur les possibilités qu'offrira l'interconnexion à Strasbourg des lignes à grande vitesse Est et Rhin-Rhône, dès décembre 2011.