L'Asvel serait-elle protégée par les arbitres ? C'est en tout cas le sentiment exprimé en l'espace d'une semaine par deux des trois derniers adversaires du champion de France en titre. A l'issue de la finale de la Semaine des As perdue par son équipe face à Villeurbanne (70-69), Philippe Hervé, le coach d'Orléans, s'était plaint de s'être « fait voler ». Samedi, son homologue de Gravelines, Christian Monschau, en a remis une couche après la défaite de sa formation (76-70). « Ce n'est pas marrant de parler de ça [l'arbitrage]. Mais c'est facile de gagner des trophées et des qualifications. On veut désinfecter le basket français en l'asvelisant », a déclaré l'entraîneur du BCM.
Moretton réclame des sanctions
En réaction, le président de l'Asvel a publié dimanche soir un communiqué dans lequel il souligne que l'équipe dirigée par Vincent Collet « a été plus sanctionnée que [ses] adversaires quinze fois sur vingt en Pro A et qu'en moyenne, il [leur] est sifflé 22 fautes par matchs, pour 18 à [leurs] adversaires ». Gilles Moretton attend désormais « que le comité directeur de la LNB se saisisse de ce dossier et le renvoie en commission de discipline ». Il demande que « soit appliquée aux personnes concernées la même sévérité de sanction que celle qui avait frappé il y a deux saisons un dirigeant de l'Asvel pour des propos pourtant moins engageants », en référence aux neuf mois de suspension de licence infligée au vice-président, Antony Thiodet. Lors de la saison 2004-2005, Gilles Moretton, qui manifeste régulièrement son mécontentement envers le corps arbitral dans les tribunes de l'Astroballe, avait été suspendu de ses fonctions pour une rencontre ferme.