La quête des sommets passe par Bercy

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Publié le 26 février 2010.

ATHLÉTISME - Les championnats de France en salle sont la première marche vers le renouveau de l’athlétisme français...

Son nom ne vous dit peut-être rien pour le moment, mais sa tête est forcément familière. Vanessa Gladone a en effet prêté ses traits à l’affiche de publicité pour les championnats de France en salle, qui se déroulent les 27 et 28 février au Palais omnisport de Paris-Bercy (POPB). La spécialiste du triple-saut ne disputera pas pour autant cette compétition de début de saison pour faire de la figuration. «Je pense qu’il y a deux types d’objectifs lors de ces championnats de France, analyse-t-elle. Personnellement, je cherche plutôt à me confronter aux autres. Mais d’autres viennent pour atteindre les minimas en vue des championnats du monde en salle à Doha [du 12 au 14 mars].»

 

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Organiser ces championnats de France, deux semaines seulement avant les Mondiaux n’a rien d’anodin. «C’est la dernière porte d’entrée, explique le DTN Ghani Yalouz. Il faut que les athlètes apprennent à être prêts pour les grands événements. Pour aller aux championnats du monde en salle, il faut être au top à Bercy. Et cet été, pour aller aux championnats d’Europe, il faudra être au top aux championnats de France.» Un système qui s’inspire des fameux trials américains, obligeant tous les athlètes sans exception à répondre présent le jour du championnat national, sous peine de ne pas disputer les compétitions internationales.


«Avant de régner à l’étranger, il faut régner chez soi»

 

Sous l’impulsion de Ghani Yalouz, la Fédération française d’athlétisme a donc décidé de mettre l’accent sur la performance. Histoire de faire oublier les maigres bilans des JO de Pékin (une seule médaille en athlétisme) et aux championnats du monde de 2009 (3 médailles et aucun titre). «Les Jeux, les Jeux, les Jeux. Pour moi, l’objectif c’est Londres 2012, insiste le bouillant DTN. Nous avons mis en place un programme sur trois ans. Dès cette année, il faut que nos athlètes apprennent à gagner.» Les championnats de France et d’Europe et les compétitions en salle, souvent moins concurrentielles, sont tout désignés pour permettre aux espoirs d’éclore. Le sprinteur Christophe Lemaître, le sauteur en hauteur Mickael Hanany, l'heptathlonnienne Antoinette Nana Djimou, ou le triple sauteur Teddy Tamgho ont l’occasion d’étoffer leur palmarès.

D’autres doivent confirmer. Ainsi, Renaud Lavillenie, recordman de France en saut à la perche et champion d’Europe en salle, espère enfin remporter son premier titre national. «Avant de régner à l’étranger, il faut régner chez soi», philosophe le jeune perchiste aux accents napoléoniens. Cet été, Lavillenie aura sa tête placardée sur tous les murs de Barcelone puisqu’il a prêté son image pour promouvoir les championnats d’Europe. Et pas question pour lui non plus de n’être qu’une tête d’affiche.

Matthieu Payen
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