Marion Cotillard est énervante: belle comme une camionnette, rayonnante comme un halogène, elle ne donne même pas prise à une agressivité rassurante pour les personnes ordinaires, celles qui ne connaîtront le tapis rouge qu'en allant faire du shopping chez Saint - Maclou. «J'ai gardé intactes mes capacités d'émerveillement», dit-elle avec un sourire désarmant, alors qu'elle vient présenter Nine, comédie musicale de Rob Marshall où elle vole la vedette à Nicole Kidman et Penélope Cruz.
«Quand j'ai appris que j'étais choisie, j'ai poussé un hurlement de joie: l'audition avait été douloureuse. J'ai cru que je n'arriverais pas à sortir la chanson qu'on me demandait d'interpréter. Le miracle s'est produit à la dernière seconde.» Magie de longue durée car Marion brille de tous ses feux en danses et chansons.
Elle préside les Césars
Lauréate de toutes les récompenses imaginables pour sa composition d'Edith Piaf dans La Môme d'Olivier Dahan, la belle brune est restée humble. Elle ne cache pas son admiration éperdue pour Daniel Day-Lewis, le héros de Nine. «Il est venu me soutenir pour une scène difficile alors qu'il n'était même pas à l'écran», raconte-t-elle.
Elle a aussi copiné avec Penélope Cruz, mais elles n'ont pas comparé leurs oscars respectifs. «On aurait eu l'air un peu bête, non? On a préféré parler boulot et famille.» Samedi, Marion présidera la 35e cérémonie des Césars. «Je ne cherche pas à m'expliquer pourquoi on a fait appel à moi, je me contente d'en profiter même si j'ai le trac», avoue-t-elle avec un sourire qui donne envie de lui claquer la bise. Enervante, on vous dit.