En lisière des Minimes, l'usine Saint-Eloi est le site le plus ancien et le plus urbain d'Airbus à Toulouse. Sa nouvelle extension, inaugurée hier, la repeint en vert. Elle est destinée à accueillir le hall d'assemblage des mâts-réacteurs (les pylônes reliant les réacteurs aux ailes) du futur gros-porteur A350 XWB. A terme, 200 personnes travailleront dans ce bâtiment aux lucarnes géantes, dont l'éclairage s'adaptera automatiquement en fonction de l'apport de lumière extérieure. Selon l'avionneur, ce simple équipement permettra « une économie d'énergie de 40 à 60 % ». Le hall est aussi entouré de 1 000 m² d'espaces verts. Quant à l'eau sanitaire, elle sera fournie par des chauffe-eau solaires. Ces caractéristiques vertes s'ajoutent à celles déjà annoncées de l'usine d'assemblage final actuellement en cours de construction à Saint-Martin-du-Touch : panneaux photovoltaïques sur les toits et chaudières au bois à l'intérieur. Comme chez les constructeurs automobiles et sur la chaîne d'assemblage des mâts de l'A320, le bâtiment abritera aussi une « flowline », un système à pont roulant qui fera avancer automatiquement les pièces sur les différents postes de fabrication sans que les opérateurs aient à se déplacer. Le premier mât d'A350 doit sortir de Saint-Eloi début 2011, et le premier appareil entrer en service en 2013. 505 gros-porteurs sont déjà commandés. W
Airbus devrait endosser 1,7 milliard des 5,2 milliardsde surcoût sur le programme militaire A400M. L'accordavec les pays clients est attendu « dans les prochains jours ».