INTERVIEW - Le médaillé d'argent de la mass-start met en avant l'aide précieuse que lui apporte son modèle: son frère Simon...
De notre envoyé spécial à Whistler,
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Il ne pouvrait rêver d'une plus belle éclosion. Au terme d'une course où il a fait parler son talent sur les skis, Martin Fourcade s'est révélé
en décrochant la médaille d'argent de la mass-start. Une première récompense internationale qu'il entend mettre sur le compte des conseils de son grand frère...
Comment expliquez-vous cette remontée progressive tout au long de la course?
C'était une belle course, qui a commencé timidement, j'ai pensé que c'était fini après le premier tir. Je me suis dis que je ne pouvais pas revenir. Et devant, ça s'est regardé, tout le monde était un peu fatigué. Je fais un gros dernier tour avec énormément d'envie. J'ai vu que la médaille était jouable. Là, c'est un rêve d'enfant. Il y avait beaucoup d'émotion, malgré la douleur, je suis allé chercher l'argent pour assurer le bronze. Je me suis dit "si t'as l'argent, y'en a pas deux qui pourront te doubler". Et puis je me suis même dit: "Pourquoi ne pas aller chercher l'or..."
Les jours précédents, les médailles de vos copains vous ont-elles inspirées?
C'est vrai que ça a été compliqué au début des Jeux. Je n'étais pas au niveau. J'étais content pour les copains, mais moi j'étais déçu. J'attendais beaucoup de moi et ça ne payait pas. L'ambiance dans l'équipe a beaucoup joué. Le fait de voir tout le monde ramener des médailles, on a envie d'y toucher. C'est super pour toute l'équipe. Cette réussite collective montre que ce n'est pas un coup de chance pour les premiers jours. Aujourd'hui, je ne crois pas que ma médaille soit une surprise. Peut-être que je me trompe.
Vous mettez souvent en avant votre frère, Simon. Comment vous pousse-t-il au quotidien?
Simon, c'est un gros bosseur. Sans doute le plus gros bosseur de la Coupe du monde, du sport français même. Quand on vit avec lui, on a l'impression d'être un peu un fainéant. C'est un passionné, il se donne à 500%. Ça me sert au quotidien. Il y a des jours où il me pousse un peu. Et si j'ai cette médaille, c'est grâce à lui. Il a toujours été mon modèle. En tir, je ne m'inspire que de lui. J'ai toujours eu des facilités en sport, et se faire pousser tous les jours par quelqu'un qui travaille, ça aide beaucoup. Quand on est dans une émulation de groupe, comme ça, on se fait plaisir.
Propos recueillis par Romain Scotto