ETATS-UNIS - Le pilote a laissé une lettre de suicide...
«Des temps désespérés appellent des mesures désespérées»
Les mots (plus de six pages) dépeignent un homme plus vraiment rationnel et en colère. Contre Wall Street (des «voyous»), l'Eglise catholique («corrompue»), le gouvernement (des «menteurs et des voleurs») et surtout le service des impôts.
Le bâtiment visé abritait d'ailleurs des bureaux de l'IRS (le Fisc américain), avec plus de 190 employés. Sa lettre se finit par ces mots: «Eh bien, Big Brother IRS, essayons quelque chose de différent. Prends mon dû («
pound of flesh», «livre de chair»,
référence à Shakespeare, ndr) et dors bien».
Comment en est-il arrivé là? Joe Stark a passé sa vie et dépensé une fortune pour étudier le code fiscal américain. La lettre est truffée de passages dénonçant les «injustices» du système. Il appelle enfin les «zombies américains à se réveiller».
Philippe Berry