FOOT - Indice: il a bataillé pour que son club puisse entrer en bourse et concurrencer les grands d’Europe...
Crise, bulle spéculative, krach... Il n’y a plus que ça dans la bouche de Jean-Michel Aulas, le patron ès business de
l’Olympique lyonnais. Alors que son club s’apprête à rencontrer le Real Madrid, qui a dépensé cet été plus de 250 millions d’euros en transferts pour attirer les Cristiano Ronaldo, Kaka et autre Benzema, JMA retourne sa veste. Le big boss lyonnais, plutôt adepte du mécénat privé, prône désormais un système de règles économiques pour éviter aux clubs une crise financière à venir.
«Il faut créer un système de règles pour éviter le krach» prévient
Jean-Michel Aulas dans une interview au quotidien espagnol
El Pais,
critiquant ouvertement le modèle du Real Madrid. Le football professionnel européen vit «dans une bulle spéculative qui n'a pas encore éclaté.» S’insurgeant contre les clubs espagnols et anglais dont l’inflation des effectifs et des salaires des joueurs pèsent sur leurs dettes, il envisage «un plafond pour les commissions et le nombre de transferts auxquels participent les agents» des joueurs.
L’UEFA doit réglementer
«La deuxième règle doit être de mettre un plafond au nombre de joueurs professionnels que peut avoir un club», poursuit le PDG de l'OL.
L’UEFA devrait «définir des règles d'équilibre budgétaire pour les clubs en rapport avec leurs ressources propres», alors qu’aujourd’hui ils sont portés par leurs richissimes propriétaires (Silvio Berlusconi pour l'AC Milan ou le Russe Roman Abramovitch à Chelsea).
La rédaction sport