VANCOUVER2010 - Champion olympique du sprint, Vincent Jay analyse sa course...
De notre envoyé spécial à Whistler
Il vient de monter sur le podium. Après les embrassades, c’est le moment de confier ses impressions à la presse. Alors c’est bon d’être champion olympique quand on n’est pas favori?
Avez-vous été favorisé par la météo?
Il s’est mis à neiger dans mon dernier tour, de très gros flocons. J’avais déjà fait deux tours dans de bonnes conditions. A l’arrivée, je me suis rendu compte que cela allait vraiment pénaliser les concurrents suivants. Cela se voit sur les résultats: tous les gars qui sont devant sont partis dans le premier groupe. J’ai eu de très bons skis aujourd’hui. Par contre, j’ai fait 10/10 au tir. Je ne le dois à personne.
Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette épreuve?
C’est vrai qu’avant la course et les essais de tir, j’avais la boule au ventre. C’était même de la peur, je partais à l’abattoir. J’ai essayé d’oublier le stress en pensant à la troisième place de Marie (Dorin), samedi.
Vous aviez décroché votre seule victoire en Coupe du monde à Whistler. C’est un parcours qui vous réussit?
Depuis un an, j’avais la carte du parcours dans ma chambre. Cela aidait à penser aux JO. C’est l’objectif de la saison, d’une carrière. J’ai essayé de mettre toutes les chances de mon côté. Je ne sais pas trop comme je serai mardi (pour la poursuite, ndlr): soit je suis libéré parce que je suis déjà champion olympique, soit je serai plus stressé car je peux gagner un deuxième titre. Dans tous les cas, je viens déjà de faire quelque chose d’énorme.
M. Go.