Au FC Nantes, c'est lui le pigeon messager. Hier matin, il se fend d'un coup de fil sur notre portable et nous invite dans son bureau pour réagir aux rumeurs de vente colportées par la presse locale. Deux heures plus tard, il nous reçoit en compagnie d'un autre confrère. Le discours est rôdé, les mots toujours pesés. « C'est en off », lance-t-il à neuf reprises en scrutant notre dictaphone. « Je le dis sans ambiguïté aucune, le FC Nantes n'est pas à vendre ! » Au préalable, il avait toutefois précisé : « Vous me connaissez, je ne mens jamais… »
Le club est-il à vendre ? « Nous intervenons, car depuis deux ou trois jours, la presse locale fait état de rumeurs inexactes. Le FC Nantes n'est pas à vendre. Le club n'a pas besoin de cela. Personne ne nous a contactés pour un éventuel rachat. Je connais tous les gens qui tournent autour du foot depuis dix ans, personne n'a envie d'investir autant d'argent dans un club de foot. »
Kita peut-il déposer le bilan ? « Non, il n'y aura pas de dépôt de bilan. Waldemar Kita n'a jamais envisagé cette solution. C'est quelque chose qu'il ne fera pas. Il assurera ses engagements tels qu'il les a pris à son arrivée. »
Kita sera-t-il là dans un an ? « Je pense qu'il sera encore propriétaire du FC Nantes dans un an. Ce n'est pas à l'ordre du jour de quitter le club. Le président a toujours gagné, il souffre de cet échec. Il a conscience que nous avons pu faire des erreurs mais aussi que la situation, en foot, évolue vite. Il a la volonté de redresser le club. La situation est beaucoup plus difficile qu'envisagé. Kita est par nature quelqu'un qui ne s'en va pas au milieu de la tempête. »