onze défaites pour héritage

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Publié le 11 février 2010.

Football Lundi, Jean-Marc Furlan retrouve la Meinau avec Nantes, où ses jours semblent comptés. Mais que reste-t-il de son passage au Racing ?

Onze défaites d'affilée en Ligue 1. Sous le mandat de Jean-Marc Furlan (2007-2009), le Racing a connu sa pire série en championnat. A chaque record, son trophée. Dans le cas présent, ce fut une relégation. Ensuite, l'opération « Remontée immédiate » a échoué d'un point lors de la dernière journée à Montpellier.
« On rate la montée, mais on ne peut pas tout lui mettre sur le dos. Le coach n'était pas sur le terrain, relativise Quentin Othon. Mais c'était l'objectif, donc oui, c'est un échec. » « En tant qu'entraîneur, il n'avait peut-être pas le niveau, estime un supporter assidu des entraînements du groupe pro. Toutefois, c'est une personne que j'appréciais beaucoup. La discussion était possible, il prenait le temps de nous parler. »
Dans l'effectif strasbourgeois, vingt joueurs ont côtoyé l'actuel entraîneur de Nantes. D'un point de vue humain, il a séduit la plupart de ses joueurs. « On pouvait échanger avec lui. Sa porte était toujours ouverte », explique Steven Pelé. Un changement pour le défenseur, après sa saison à Guingamp sous les ordres de Victor Zvunka.
Jean-Marc Furlan est aussi allé au clash avec plusieurs joueurs (Abdessadki, Johansen). « Certains ont déstabilisé le groupe par leur comportement négatif, agissant comme une piqûre de serpent », balançait-il avec sa gouaille en juin 2008. Le Girondin a également eu des rapports tendus avec la cellule de recrutement ou avec son président, Philippe Ginestet, qui a fini par le licencier.
A l'entraînement, Steven Pelé a « pris du plaisir, progressé ». « C'est ce qu'attend un joueur », avoue le défenseur. « J'ai pu travailler librement avec les gardiens », confie Alex Vencel, l'entraîneur des portiers. L'ancien coach de Libourne et de Troyes consultait les gens autour de lui. « On échangeait, il donnait des retours sur les jeunes », concède Jean-Marc Kuentz, le directeur du centre de formation. « Après, c'était le patron, c'est lui qui tranchait », note Alex Vencel.
Il a tenté d'apporter au Racing un système de jeu (voir encadré). Sans succès. Il n'a pas eu plus de réussite avec la préparation mentale gérée par sa compagne. « Il a une approche scientifique. Les clubs ne sont peut-être pas encore prêts », pense Alex Vencel.
JMF s'est appuyé sur le centre de formation strasbourgeois. Si un jeune perce au plus haut niveau, on se rappellera que c'est lui qui l'aura lancé chez les pros. Mais dans la mémoire collective, la série des onze défaites prendra toujours le pas sur le reste. W

Floréal Hernandez

A son arrivée en 2007, Jean-Marc Furlan voulait faire évoluer le RCS avec un numéro 10. Johansen, Abdessadki, Gargorov ont tenu le poste. Un système abandonné depuis, et qui n'a pas forcément cours au centre de formation. « Il avait exposé son projet sans rien imposer », livre Jean-Marc Kuentz. Son héritage tactique se retrouve « chez les joueurs », avance Pascal Janin. « Ils se construisent via les entraîneurs qu'ils croisent. Après, qu'ont-ils retenu ? Je ne me pose pas la question. »

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