VANCOUVER 2010 – Le Comité d’organisation a réussi à traverser la crise. Presque sans encombres…
Un spectre rôde sur Vancouver. Aucun Canadien n’a oublié l
e fiasco de Montréal 1976. Des Jeux qu’ils ont fini de rembourser en 2006. A cause de ce traumatisme, les dépenses liées à Vancouver ont été très surveillées. Pour se payer JO 2010, les contribuables canadiens devront sortir de leur poche près de 6 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros). On est bien loin du budget faramineux des JO de Pékin (un budget inconnu, vraisemblablement entre 25 et 50 milliards de dollars, Séoul en 1988 avait coûté 1 milliard). «Vancouver n’avait pas d’objectifs aussi grandioses que Pékin. Sa candidature prévoyait d’utiliser des infrastructures existantes et de construire des sites qui resteraient un legs pour la population», explique Kin Lo, professeur à la Sauder Scholl of Business de l’Université de Colombie Britannique.
Reste à vendre les appartements du village olympique
Parmi les principales constructions l’Anneau olympique de Richmond où auront lieu les épreuves de patinage de vitesse ou encore le Centre olympique de Vancouver. Coût de ces créations: 580 millions de dollars (421 millions d'euros). Une paille comparée aux dépenses engagées dans les infrastructures non dédiées aux JO. Ainsi, le gouvernement a profité de cet événement pour améliorer l'autoroute Sea-to-Sky qui mène à la station de ski Whistler (1 milliard de dollars, 727 millions d'euros), et 2 milliards (1, 5 milliards d'euros) ont été dépensés dans un immense chantier sur la ligne de métro reliant l’aéroport à Vancouver.
Le Covan annonce un budget à l’équilibre. Ce n’était pas pourtant pas gagné pour ces premiers JO post-crise. En juin 2009, alors que 62% des dépenses d’organisation n’avaient pas été effectuées, deux des principaux partenaires privés subissent la crise de plein fouet. General Motors et l’opérateur de Telecoms Nortel arriveront finalement à honorer leur promesse. Alors, indolore la crise? «Quand elle a commencé, après les Jeux de Pékin, les sites canadiens étaient quasiment construits», explique Sébastien Théberge, porte-parole du Covan. C’est un peu vite oublier le fiasco annoncé du village olympique. En plein chantier, un des acteurs, Fortress investment, victime de la crise boursière, se retire laissant la ville de Vancouver éponger la dette et tenter de vendre les 736 appartements quand tous les athlètes seront partis. A cause de cette affaire, certains sites des JO pourraient même être vendus aux enchères pendant les deux semaines des épreuves.
M. Go. avec agence