« Ici, on préfère le terme de vidéo-dissuasion ». Bernard Keller (PRG), le maire de Blagnac, assume « sans états d'âme » l'arrivée des caméras sur sa commune. Vingt-deux appareils doivent être installés cette année, cinq autres en 2011, en particulier dans les parcs publics, aux abords de la patinoire ou de la salle de spectacle Odyssud. « Il s'agit d'éviter la petite délinquance souvent exaspérante, coûteuse, démotivante pour nos policiers municipaux et notre personnel technique », explique l'édile qui ne manque pas d'exemples appropriés. « Un exhibitionniste a sévi récemment dans le Parc du Ritouret. Il a fini par être interpellé mais au prix de planques et d'un gros déploiement humain. Je suis persuadé qu'il n'aurait même pas agi avec des caméras. »
La décision d'avoir recours à la vidéo a été prise au sein du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, où siègent notamment des responsables associatifs. Bernard Keller a commencé à y penser en 2007, lors de la razzia sur les fils de cuivre des lampadaires tout neufs de la zone Aéroconstellation. « Et pendant la campagne municipale, de nombreux citoyens ont pris les devants et me l'ont demandé », ajoute-t-il.
A Blagnac, les caméras seront signalées et les images détruites dans le délai légal. Seule la police nationale les exploitera si besoin. « Le droit à la sécurité et à la tranquillité n'est ni de droite, ni de gauche, assure le maire, et les caméras y participent. L'investissement de 500 000 euros sera, en partie, subventionné par un fonds de l'Etat. » W