La menace de la région de faire appel à la justice a porté ses fruits. D'ici à lundi, dix trains supplémentaires seront injectés sur le réseau express régional, et dix techniciens affectés en renfort au centre de maintenance de Raynal, près de la gare Matabiau. L'objectif de la SNCF est de revenir « dans les quinze jours » à un taux de trains supprimés de 1 %, conforme aux aléas d'exploitation. Contre 5,5 % en décembre dernier par exemple. Ces mesures d'urgence ont été annoncées hier à Toulouse par Claude Solard, le directeur national des TER. Elles font suite au recours intenté par le conseil régional auprès du tribunal administratif pour « non respect de la convention d'exploitation des trains express régionaux ».
Le dirigeant de la SNCF admet que le taux de suppression des trains en Midi-Pyrénées est le pire de France, avec celui de Paca. « Il y a des causes propres au réseau, aux voies uniques notamment, mais à cela s'ajoute notre propre responsabilité sur la maintenance du matériel », reconnaît-il.
Près de la moitié des suppressions de trains sont en effet liées « à une indisponibilité du matériel ». « Et il est intolérable de voir un autorail bloqué dix jours pour un simple pare-brise », s'emporte Martin Malvy (PS), le président de la région. Claude Solard met donc aussi au pot 3,5 millions d'euros pour restructurer le centre de maintenance de Raynal. Martin Malvy n'abandonne pas pour autant son recours. Il « espère pouvoir aboutir dans quelques mois ». Et préfère juger sur pièces l'efficacité de ce train de mesures exceptionnelles. W