Sourires sur les visages et tennis-ballon ludique sur le gazon.
L'ambiance d'hier matin au Haillan ne ressemblait guère à celle d'un leader de Ligue 1 humilié 48 heures plus tôt à Rennes (4-2). La matinée de dimanche a sans doute aidé à digérer la crêpe bretonne. Après un contrôle antidopage inopiné, les joueurs ont eu droit à un briefing du président Triaud, puis à une séance vidéo « très silencieuse », selon Laurent Blanc. L'entraîneur sourit : « Sur des erreurs aussi grossières, les images parlent d'elles-mêmes. Dans un match de haut niveau, on ne se livre pas durant les vingt premières minutes, on respecte les fondamentaux ! » Sous-entendu, les Girondins se sont vus trop beaux depuis la trêve, atteinte avec une avance flatteuse de 9 points, réduite aujourd'hui à 3.
Pour Ulrich Ramé, « cela nous pendait au nez ». Le milieu Fernando renchérit : « Nous connaissions la force offensive des Rennais et nous avons quand même attaqué en laissant des espaces. On a eu tout faux ! » « Nous manquons encore de l'expérience dont Lyon a su faire preuve durant son hégémonie », ajoute le Brésilien. La défaite pourrait être salvatrice si l'humilité propre aux champions, et réapparue ces jours-ci dans les discours, se concrétise demain soir contre Monaco en 8e de finale de la Coupe de France puis dimanche face à Saint-Etienne (16e) en championnat. « En ressortant le bleu de chauffe » cher à Laurent Blanc. W