« Si nous avions été plus efficaces dans la finition, nous aurions remporté ces deux rencontres tout à fait logiquement », a ainsi regretté Alain Casanova, l'entraîneur toulousain. Seul en pointe, l'attaquant international André Pierre Gignac - 2 buts et 3 passes décisives depuis le début la reprise - s'est pourtant beaucoup démené au cours de ces deux matchs, ouvrant même le score face à l'OM mercredi dernier. A nouveau remuant face à Lyon, dimanche, le meilleur buteur du dernier championnat (24 buts), a en revanche été malheureux dans la plupart de ses choix, ratant notamment un face à face avec Lloris.
« C'est le chat qui se mord la queue, il veut absolument redevenir efficace pour lui et pour l'équipe mais quelques fois il manque un peu de lucidité », estime l'entraîneur toulousain. « Il veut tellement bien faire, être tellement égoïste pour le bien de l'équipe que parfois il fait des mauvais choix et en oublie même ses partenaires », rajoute Casanova. Après avoir déjà publiquement regretté, il y a quelques semaines, le manque de « baraka » de son attaquant vedette, le technicien toulousain s'est voulu compréhensif : « Le premier malheureux c'est lui ». Pour sa défense il ne faut pas oublier que « Dédé » Gignac souffre d'une pubalgie qui a plombé son début de saison.
Cette douleur s'est à nouveau réveillée à la fin du match face à Lyon et pourrait même l'obliger à souffler demain soir pour la réception de Brest (L2) en 16e de finale de la Coupe de France. Sur la liste des potentiels « mondialistes » qui s'envoleront cet été pour l'Afrique du Sud, Gignac sait pertinemment qu'il joue une grande partie de son billet au cours des cinq prochains mois de compétition. Ceci explique sans aucun doute son désir exacerbé de redevenir le joueur décisif qu'il fut la saison dernière. « Franchement, je ne suis pas inquiet pour lui car je sais que cela reviendra, je ne me fais pas de souci », estime son entraîneur qui conclut : « Tous les grands buteurs connaissent ces périodes-là. » W