Il y a eu 798 trains express régionaux (TER) supprimés en janvier. C'est deux fois plus que le mois précédent et beaucoup trop au goût du conseil régional.
Il précise que 46 % de ces trains sont devenus fantômes pour cause d'indisponibilité de matériel, et 30 % en raison d'un manque de personnel, ajoutant que « 14 % » des autres trains « ont eu un retard supérieur à six minutes ». Devant ces statistiques, et en tant qu'autorité organisatrice des transports ferroviaires régionaux, la région vient de charger un avocat de déposer un recours au tribunal administratif contre la SNCF.
« Plus qu'un ras-le-bol, c'est une profonde irritation, tempête Martin Malvy (PS), le président de Midi-Pyrénées, candidat à sa réélection. Je viens de recevoir les premiers résultats d'un audit et mon sentiment est que la SNCF ne se donne pas les moyens de respecter la convention que nous avons signée. » Reconduit en 2008, ce contrat fixe des objectifs à l'exploitant en termes de dessertes, de régularité ou encore de sécurité. Il prévoit même des pénalités pour la SNCF en cas de non-respect de l'accord. D'ailleurs, elle a dû reverser 2 millions d'euros à la région pour la période 2008-2009. « Mais ces pénalités sont symboliques et m'importent moins que le service rendu aux usagers », assure Martin Malvy.
En dépit des dégâts causés par les chutes de neige de janvier sur les voies et le matériel roulant, la SNCF se défend mollement. « Nous sommes en contact étroit avec la région sur ce dossier. Nous annoncerons bientôt des initiatives en vue d'atteindre une qualité de service conforme aux termes de la convention », indique la direction régionale de la SNCF. W