La lessiveuse va-t-elle se remettre en marche ? Deux mois après son arrivée en Loire-Atlantique, Jean-Marc Furlan n'a jamais semblé aussi près de refaire ses valises. Avec un bilan désastreux (4 points sur 21 possibles), le technicien nantais se sait en grand danger de devenir la troisième « victime » du président Kita après Michel Der Zakarian et Gernot Rohr, tous deux remerciés en cours de saison. « J'ai dit aux joueurs que compte tenu des résultats, je suis en position de précarité. Dans le football contemporain, les entraîneurs sont tenus d'avoir des résultats. Ils ne sont pas jugés sur le travail de fond, mais sur le travail de vitrine, les résultats. Et je n'en ai pas. »
Pour autant, la tendance était hier à voir le bail du technicien girondin prolongé d'au moins une semaine. Dans les colonnes de Presse Océan, le président Kita a ainsi affirmé qu'il maintenait sa confiance à son entraîneur. « Que les choses soient claires, je ne comprends pas qu'on puisse dire que Furlan est dans le collimateur. Il travaille et essaie de faire le mieux possible. [...] Furlan n'est pas menacé. » Une promesse habituelle en pareilles circonstances qui ne rassurera pas l'ancien Strasbourgeois, dont les rapports avec son président sont particulièrement tendus depuis son arrivée. Samedi matin, Jean-Marc Furlan a d'ailleurs laissé entrevoir une certaine lassitude : « La situation est très douloureuse. Comme on est en première ligne, on se sent responsable. A Strasbourg on avait les solutions, on connaissait les raisons de l'échec. Ici, c'est tellement flou... Il y a trop longtemps que ça dure, les raisons sont difficiles à identifier sur le très court terme. » Le court terme passera justement par la Meinau, lundi prochain. Un match couperet face à un rival direct pour le maintien où les joueurs devront prendre leurs responsabilités. Furlan l'a assuré, il ne démissionnera pas. Mais en cas de défaite en Alsace, il est difficile d'imaginer voir le sursis se prolonger. W