SPORT - La course démarre mercredi. Mais depuis 2007, les deux équipes ont passé plus de temps au tribunal que sur l'eau...
La Cour suprême de New York doit en effet rendre un nouveau verdict le... 25 février. Soit après la 3e et dernière manche, qui aura lieu, si nécessaire, le 13 février. BMW/Oracle accuse Alinghi d'avoir construit sa voile aux Etats-Unis et pas en Suisse, comme le stipule le règlement. De son côté, Alinghi a accusé début janvier le bateau américain
d'avoir un design français.
La Coupe de l'America, plus vieille compétition internationale moderne, n'a pas d'organe directeur comme la FIFA pour le foot. Toutes les règles reposent sur les quatre pages du
Deed of Gift, un document de 1852. Il stipule notamment que le challenger propose le type de bateau pour la course et que le défenseur choisi le lieu et la date, avec certaines restrictions.
Feuilleton à rebondissements
2007. Les Suisses remportent la 32e édition face à Team New Zealand. Aussitôt, un syndicat espagnol (CNEV) se met en place à Valence pour devenir le challenger et conserver la course en Espagne, ce qu'Alinghi accepte. Les Américains de BMW/Oracle déposent un recours en justice. Un porte-parole de l'équipe affirme à 20minutes.fr que
Alors que le syndicat suisse continue de discuter avec 18 équipes pour organiser une course à plusieurs challengers, BMW/Oracle obtient gain de cause devant la Cour suprême de New York et récupère le titre de challenger officiel pour un duel directement contre Alinghi, sans autres participants.
De Valence aux Emirats arabe unis à Valence
L'été dernier, Alinghi surprend tout le monde et annonce avoir finalement choisi
Ras al-Khaimah aux Emirats arabes unis, pour les régates. Un lieu, selon BMW/Oracle, avec «à peine 5 noeuds de vent» et «dangereux» pour toute délégation américaine, à 28 kilomètres des côtes iraniennes. «Faux et archi faux», se défend Paco Latorre, porte-parole Alinghi. Selon lui, depuis qu'elle s'entraine, l'équipe navigue avec un vent de «5 à 10 noeuds» alors que «la mer à Valence en février est imprévisible». L'équipe américaine accuse alors son adversaire d'être coincé par des engagements auprès du cheikh
Saud bin Saqr.
Après de nombreux recours techniques et une solution en Australie sortie de leur chapeau par les Suisses, le site de Valence a finalement été retenu. Reste à espérer que tout se règle sur l'eau.
Philippe Berry