CINEMA – James Cameron «pourrait se laisser persuader»...
Le succès phénoménal d’
Avatar va-t-il donné des idées à James Cameron? Le réalisateur du film a confié mercredi soir sur CNN que les aventures des Na’vis pourrait se poursuivre. Interrogé sur un éventuel
Avatar 2, que le patron de la Fox Robert Murdoch - qui a produit le film - appelle de ses voeux, James Cameron a déclaré: «je pourrais me laisser persuader. Mais il faudra voir avant combien d'argent rapporte le film».
Lucratif
La réponse se chiffre déjà en milliards de dollars. Après avoir arraché à
Titanic le titre de
film le plus lucratif de l'histoire du cinéma au niveau mondial,
Avatar a aussi fait tomber, mardi, le record du box-office sur le territoire nord-américain. La fresque de science-fiction en 3D a déjà rapporté plus de 2,05 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros), dont plus de 601 millions (434 millions d'euros) en Amérique du Nord. De quoi convaincre le réalisateur.
James Cameron, dont c'était la première interview depuis les multiples records de son film au box-office, a affirmé qu'il ne s'attendait pas à un tel succès. «Et ce n'est pas de la fausse modestie, a-t-il assuré. Nous savions que ce serait un film commercial, mais nous ne pensions pas qu'il allait faire la moitié de ce qu'il a fait.»
«Je vois un modèle très semblable, d'une certaine manière, entre
Titanic et
Avatar. Non que ce soient des films semblables, car ce sont des sujets complètement différents, mais dans les deux cas, les gens vont voir et revoir le film», a-t-il observé. Et d’ajouter: «Il doit y avoir une sorte de lien émotionnel avec le film. Et cela se passe dans toutes les cultures du monde, car le film marche bien sur presque tous les marchés internationaux.»
Course aux Oscars
James Cameron, qui n'a pas dit un mot sur ses
neuf nominations aux Oscars, dont il est l'un des favoris, a convenu qu'
Avatar n'avait pas été un projet facile. «J'ai dû me retenir de me mettre un pistolet dans la bouche environ vingt fois, pendant la fabrication de ce film, a-t-il ironisé. Mais c'est la nature d'un projet expérimental. On peut avoir une idée générale de là où l'on va, mais on ne peut d'aucune manière prévoir les rebondissements et retournements de situation.» Entre les recettes générées par le film et les nombreuses nominations et
prix raflés ces derniers mois, on peut dire que la persévérance de James Cameron a payé.
S. C. avec agence