« Je suis tout à fait calme par rapport à ce que j'ai connu
dans d'autres clubs. A Troyes par exemple, là, c'était vraiment la panique, c'était n'importe quoi. » L'entraîneur Jean-Marc Furlan, lunettes sur le bout du nez, a encore relativisé à coup de grandes phrases la situation du FC Nantes, hier. Et il a balayé d'un revers de main l'existence de tensions au sein de son groupe. « Il y a une bonne sérénité dans le club, j'ai vraiment connu des situations plus difficiles à gérer à Strasbourg. Je n'étais jamais détendu, là-bas. Si ça se trouve, dans six ou huit mois, le FC Nantes sera dans les premiers... Ici, les problèmes à gérer, c'est du pipi de chat. »
Le dernier en date n'est autre que l'interview du capitaine David de Freitas, parue mardi dans plusieurs journaux locaux. Celle-ci a, semble-t-il, choqué les dirigeants nantais, notamment cette phrase : « Et pourtant, j'en ai connu des sales clubs... » Hier, le joueur a présenté ses excuses devant le groupe, en présence du président, Waldemar Kita. « Sa formule n'était pas appropriée, défend Furlan. Il a dit devant le groupe que ce n'était pas ce qu'il voulait dire. Il s'est piégé lui-même... »
Enfin, contre toute attente, l'entraîneur nantais a finalement décidé de convoquer le milieu de terrain Djamel Abdoun dans le groupe des 18 pour le match de Brest, vendredi. Mardi, Furlan ne semblait plus compter sur lui. Hier, il le décrivait comme « un joueur très doué » Un discours à géométrie variable qui a de quoi surprendre. W
D. P.