D'ici à la fin mars, ils franchiront les portes des établissements scolaires. Chargés d'apaiser les tensions et d'aider le personnel en cas de crise dans les lycées et collèges de l'académie, les membres de l'équipe mobile de sécurité sont en cours de recrutement. Au nombre de quatre et issus de la gendarmerie et de l'armée, « ils interviendront en prévention et formeront les équipes des établissements », assure Anne Ballereau, directrice de cabinet du recteur.
Considérée comme « peu violente », l'académie avait été touchée l'an passé par un fait divers qui avait relancé le débat sur la sécurité en milieu scolaire : une enseignante de Fenouillet s'était fait poignarder par un élève. « C'était le premier coup de couteau depuis 1809. Les plaintes ne sont pas en explosion, la majorité des cas sont des problèmes entre élèves, des bousculades », précise la représentante du recteur. Pour éviter que cela ne se reproduise, des diagnostics sont établis avec les forces de l'ordre, notamment sur les huit collèges et lycées ciblés plus sensibles. En 2009, lors de 376 opérations de sécurisation en Haute-Garonne, la police a recensé un seul acte de violence aux abords des établissements, mais huit ports d'armes prohibés et onze cas d'intrusion. « Nous avons l'impression que cela s'aggrave, même si ce n'est pas aussi visible qu'à Fenouillet. Des enseignants nous appellent pour des tags et des insultes sur des blogs ou Facebook. Tout ne peut pas aller devant la justice, cela doit se régler en interne, peut-être avec les équipes mobiles. Il faut voir », avance, prudent, Raymond Abgrall, président de l'Autonome de solidarité laïque 31, qui soutient les professeurs, parfois juridiquement. W