Quel bilan faites-vous du mercato hivernal ?
Moi, je suis satisfait quand il n'y a pas de mercato. Pour un coach, c'est passionnant quand on s'inscrit sur du long terme. A Bordeaux et à Lyon, ça existe. Nous, les entraîneurs, on aime avoir des effectifs stables. Le mercato, c'est un moment qui perturbe un groupe. Chez les joueurs, cela met dans l'inconscient une instabilité forte. Maintenant, ils sont sûrs de rester et ils savent qu'ils doivent défendre le maillot jusqu'en mai.
Pourquoi avoir recruté, lundi, Ibrahima Camara ?
C'est un compétiteur. Cela fait cinq ans que je le suis. Il apporte une concurrence au poste de latéral gauche. C'est un « Italien », car il a été formé à Parme. J'aime sa grinta et son esprit de compétition. C'est un très fort caractère. Or, l'équipe en a besoin en ce moment.
Djamel Abdoun est rentré de la CAN. Qu'allez-vous faire d'un joueur dont vous ne voulez plus ?
Je vais le rencontrer avec les dirigeants. Honnêtement, et à son grand désespoir, je ne comptais pas sur lui. Comme c'est un super joueur... (Sourire) Il ne comprend pas. De toute évidence, à l'heure actuelle, les joueurs doivent éviter de penser à leur personne et de dire « moi, je ! » Ils doivent songer au collectif. Djamel doit aller dans ce sens.
Est-ce incongru de parler de maintien désormais ?
J'ai dit aux joueurs : « Il faut se maintenir. » Il faut prendre des points vite pour ne pas être poursuivi par l'idée du maintien. Beaucoup de joueurs sont marqués par la descente d'il y a quelques mois et par la vie tout court ici depuis deux ans. W
Recueilli par D. P.