Depuis hier matin, 9 h, environ 90 % de la population alsacienne recevait la télévision numérique terrestre. Ce qui réjouit Olivier Gérolami, le directeur général de France Télé Numérique (FTN) : « Les équipes des opérateurs de télédiffusion qui interviennent sous l'autorité du Conseil supérieur de l'audiovisuel étaient en avance sur leur programme. »
Les trois émetteurs principaux ont été rallumés bien avant 10 h. Celui de Mulhouse-Belvédère à 5 h 04, celui de Strasbourg-Nordheim à 5 h 45 et l'émetteur de Wissembourg à 8 h 30. A midi, plus de 40 % des émetteurs secondaires étaient en service, soit 13 sur 29. A 18 h, il en restait encore trois à allumer. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Economie numérique en visite hier à Strasbourg, « la transition s'est bien passée grâce aux expériences pilotes menées à Kaysersberg en mai dernier et dans le Nord Cotentin à l'automne. Nous avons renforcé l'accompagnement des personnes âgées. »
Sur les 2 335 appels reçus hier par la hot line de FTN et provenant de la région, la moitié était passée par une personne de plus de 50 ans et 485 avaient pour objet un problème de réception. Et sur ces 485, seuls cinq n'ont pas pu être réglés hier soir. « Quelques réglages ont été opérés dans la journée sur l'émetteur de Wissembourg. Les chaînes du service public ne fonctionnaient pas, précise Louis de Broissia, le président de FTN. A Mulhouse, on nous a fait état d'un autre problème de diffusion mais il ne s'agissait en réalité que d'un problème de réception, à savoir la recherche et mémorisation des chaînes. Tout a rapidement été réglé. »
Autre souci, dans la Haute Vallée de la Bruche, une centaine de foyers ne peuvent pas recevoir le numérique avec leur antenne râteau et doivent s'équiper d'une parabole. Des aides de l'Etat à hauteur de 250 euros leur sont apportées, sans condition de ressources. Après l'Alsace, ce sera au tour de la Basse-Normandie de basculer au tout TNT, le 9 mars. W
S. de A.