Faire comprendre que leurs missions ne s'arrêtent pas
« à des problèmes de déjections canines » et simplifier leurs relations avec l'administration. Un an après leur installation, les dix conseils de quartier (COQ) ont dressé, samedi, un bilan d'étape. Ils appellent, entre autres, à la réalisation d'un « kit de communication » pour gagner en « visibilité », et des délais d'instruction plus importants pour les dossiers dont ils sont saisis.
« Ils arrivent souvent tard pour permettre une bonne analyse des choses, concède Robert Herrmann, premier adjoint au maire (PS). Mais, même s'il reste des choses à faire évoluer, le bilan des conseils de quartier est plutôt positif. » « Dire que tout va bien n'est pas vrai, mais ce n'est pas anormal, analyse Arnaud Weber, membre du COQ Gare-Kléber. Il a fallu un temps d'adaptation pour permettre à des gens qui ne se connaissaient pas de travailler ensemble. » Pour pallier le temps perdu, Robert Herrmann a proposé, samedi, de prolonger leur durée d'exercice de deux à trois ans. Prévu cette année, le renouvellement des COQ aura donc lieu en 2011.
L'élu a aussi préconisé que la répartition à parts égales des membres tirés au sort sur les listes électorales et ceux choisis parmi les volontaires soit revue au bénéfice de ces derniers. Et pour cause : en un an, plus de 20 % des 400 membres des conseils ont démissionné, majoritairement dans le premier collège. Arnaud Weber, qui juge l'idée « pas mauvaise », attend surtout des ajustements « quant à la crédibilité que donnent les politiques aux avis des conseils. « Quand ils vont dans leur sens, les élus les mettent en avant, quand ils sont contraires, ils précisent qu'ils ne sont que consultatifs. » En novembre, le conseil Gare-Kléber s'était prononcé contre la restructuration des haras en pôle biomédical, mais la majorité PS s'était tout de même prononcée en faveur du projet. W