Dans quel état d'esprit abordez-vous le Grand Prix d'ouverture La Marseillaise, qui aura lieu dimanche et dont vous êtes le tenant du titre ?
Avec impatience. L'année dernière, j'ai été blessé début août, donc j'ai bénéficié d'une grosse coupure hivernale. J'espère gagner des courses rapidement, comme l'année dernière. Après, il faut espérer que les pépins physiques ne freinent pas ma progression.
Dimanche, vous partez avec un avantage puisque vous connaissez par coeur toutes les routes du parcours...
Oui, quand j'étais étudiant à Marseille, c'étaient mes routes d'entraînement. Maintenant, j'habite à Lambesc. Cet hiver, je me suis préparé avec Leonardo Duque et Julien El Fares, avec qui j'ai partagé des sorties de VTT ou route. Leonardo habite Cadenet. Julien, Manosque. On roule ensemble régulièrement, mais aussi avec des coureurs d'autres équipes. Je roule avec un peu tout le monde, parfois même avec des amateurs, des retraités du village, des amis...
Vous vous faites un point d'honneur à bien figurer dans cette course à domicile ?
Oui, je cours devant ma compagne, ma famille. Si l'occasion se présente de l'emporter encore une fois, je ne vais pas cracher dessus. J'espère gagner d'autres épreuves, sur le tour du Haut-Var, le Tour méditerranéen et des courses de la région que je n'ai pas eu l'occasion de remporter. Ici, j'ai toujours de bonnes conditions d'entraînement alors que les autres galèrent avec la météo. W
Recueilli par Romain Scotto