C'est l'inéluctable conséquence du papy-boom. Dans la région, plus d'un actif sur trois aura atteint la limite d'âge d'ici à 2020. Selon une étude coordonnée par l'Insee et dévoilée hier, cela représente un flot de 352 000 à 404 000 nouveaux retraités. La fourchette basse correspond à l'hypothèse, brûlante d'actualité, d'un allongement des cotisations de deux ans. Sans tenir compte d'une réforme des retraites, le secteur le plus touché par cette hémorragie sera de loin l'administration qui devrait perdre 44 % de ses effectifs. Par le jeu des départs en retraite, les rangs actuels des enseignants se clairsèmeront de 39 %, ceux des infirmières fondront de moitié. L'industrie et la construction seront proportionnellement moins touchées. Reste à savoir si ces départs seront remplacés. Dans la fonction publique en général, il y a peu de chance. L'Insee est également pessimiste pour les vendeurs ou les secrétaires. Elle prévoit en revanche des créations d'emplois supplémentaires pour les conducteurs de véhicules ou les infirmières. W