Rudi Garcia le jure : « Nous n'avons pas balancé le match. »
Pourtant, c'est une formation lilloise profondément remaniée qui s'est inclinée à Colmar (0-0, 10 t.a.b. à 9), samedi, en 32es de finale de la Coupe de France. En fait, c'est même une équipe de CFA renforcée par quelques pros que les Dogues avaient envoyé en Alsace. Mais le Losc n'avait pas vraiment le choix. Il y a d'abord les absences (Chedjou, Aubameyang, Gervinho, Plestan, Balmont). Mais aussi le calendrier lillois, démentiel, et peut-être même plus. Si les Nordistes se qualifient pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue à Marseille mercredi, ils auront disputé sept matchs en à peine plus d'un mois.
Alors forcément, Béria, Mavuba, Cabaye, Rami, Emerson, Landreau et Frau sont restés dans le Nord ce week-end. Pour les remplacer, Garcia a fait appel à des jeunes comme Rivierez, Souaré, Gueye ou Salibur. « Ils se sont appliqués. Ce n'était pas évident pour eux sur un match, mais ils ne se sont pas cachés », se satisfait le coach.
Le Losc reste quand même fâché avec la Coupe de France. Au XXIe siècle, les Nordistes n'ont jamais fait mieux qu'un quart de finale dans cette compétition. Une statistique qui n'accable personne. « Ce n'est pas dramatique dans la mesure où notre priorité reste le championnat », tempère Mathieu Debuchy. Finalement, seuls les Alsaciens étaient un poil déçus de ne pas s'être mesuré au vrai troisième de la Ligue 1. « J'aurais préféré prendre 5-0 contre cette équipe-là. Jouer contre le véritable Losc, ça n'avait pas de prix pour mes joueurs », regrette Damien Ott, le tacticien alsacien. W