Ces nouveautés venues du fond des âges

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Publié le 25 janvier 2010.

Des pièces inédites qui n'ont pas encore rejoint les salles ouvertes au public mais qui font déjà le bonheur des chercheurs. A l'occasion du deuxième anniversaire de sa réouverture, le Muséum d'histoire naturelle de Toulouse a accepté de dévoiler à 20 Minutes quelques-unes de ses dernières acquisitions. Pour enrichir ses collections, l'établissement consacre chaque année 100 000 euros à des achats et 30 000 euros à la restauration. « Contrairement aux acquisitions qui ont précédé la réouverture du Muséum, nous n'avons par la suite pas visé le spectaculaire. Nous avons privilégié les spécimens ayant une valeur patrimoniale, historique ou scientifique, et si possible avec une dimension régionale », détaille Pierre Dalous, conservateur du patrimoine en charge des collections.

Parmi les pièces acquises depuis deux ans, on trouve ainsi un stromatolithe, une roche construite par des colonies de bactéries, achetée fin 2008. Vieille de 3,5 milliards d'années, cette pierre est désormais l'échantillon de vie le plus ancien détenu par le Muséum. Autre objet insolite acquis en 2008, un outil préhistorique datant du début du Néolithique (- 9 000 ans avant J.-C.) et trouvé dans le désert égyptien. Sa particularité ? Avoir été taillé dans du verre créé par la chute d'une météorite.

Dans un tout autre registre, le Muséum a également obtenu en 2009 une collection impressionnante de 4 000 oeufs d'oiseaux d'Europe. Des oeufs collectés entre 1908 et 1977 par un passionné, et dont le transport donne déjà des sueurs froides aux équipes de Pierre Dalous.

Depuis son inauguration en 2008, le Muséum a aussi réveillé l'instinct des donateurs. Les dons n'ont cessé d'augmenter en deux années, au point que parfois la collection de papillons retrouvée dans le grenier de l'arrière-grand-oncle est écartée. Une quinzaine d'offres par an sont toutefois acceptées, de l'araignée dans le formol aux gros animaux naturalisés. Des pièces qui viennent s'ajouter à celles créées ou restaurées en interne par l'équipe des préparateurs maison, dont fait partie le taxidermiste.

En 2010, l'établissement compte aussi réaffirmer sa vocation scientifique en facilitant aux chercheurs l'accès à ses collections. Ouverte depuis six mois, la salle de consultation dédiée à la recherche accueille jusqu'à quatre chercheurs simultanément. Des scientifiques qui devraient avoir de bonnes surprises durant les mois à venir. 2010 se présente déjà comme une année faste en matière d'acquisition. Après deux fluorites de 25 kg, issues de mines de Midi-Pyrénées et arrivées début janvier, c'est carrément un rhinocéros laineux qui intégrera les collections. Il devrait être la pièce maîtresse de la première grande exposition temporaire du Muséum, prévue pour mi-octobre, sur le thème de la préhistoire. W

Marie Grivot Photos : Frédéric Scheiber
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