Martin, on avait perdu l'habitude de voir votre équipe perdre. Que vous est-il arrivé samedi face à Cambrai (1-3) ?
On n'a vraiment pas fait un bon match. Moussa [raisons familiales] nous a manqué, pour sa présence et son impact dans le jeu. Mais je suis quand même déçu par le comportement de mes joueurs. Je pensais que sans lui, on jouerait encore plus ensemble. Mais il n'y a pas eu l'agressivité, l'envie collective. Dans les 3e et 4e sets, on a été ridicules. Je ne supporte pas qu'on ne se batte pas. On peut perdre, mais avec la tête haute.
Avec l'absence de Moussa, on touche aux limites de votre effectif, bon en qualité, mais juste en quantité...
On a l'un des plus petits du championnat. On a seulement six joueurs, et l'an prochain, si on veut jouer le haut de tableau, il va nous falloir un plus gros budget. Mais c'est dommage pour les autres joueurs. Ils avaient une belle occasion de se montrer et ils ne l'ont pas saisie.
Faut-il s'inquiéter, ou est-ce un simple accident de parcours ?
On verra ça samedi contre Dunkerque. Lundi, on reprendra tout à zéro. On a des matchs difficiles à jouer, Saint-Nazaire, Asnières, Saint-Brieuc... J'espère que les joueurs vont comprendre qu'il faut être sérieux, et bosser comme avant.
Vous perdez la première place hier...
Honnêtement, ça me fait chier d'être deuxième. Il faut qu'on se batte, qu'on joue pour le haut de tableau. Tout en sachant que se retrouver là aujourd'hui, c'est un petit miracle. W
Recueilli par Julien Ropert