FOOTBALL - Le gardien de l'AS Monaco réalise un début d'année radieux. Au point de prétendre à une place de troisième gardien chez les Bleus...
Il lui a suffi de quelques matchs pour changer de statut. Depuis le début de l’année 2010, Stéphane Ruffier le «Bioman rose de la Ligue 1» s’impose comme l’un des meilleurs gardiens du championnat. Le plus fort, aux yeux de certains de ses coéquipiers monégasques, à l’image de Vincent Muratori ou Sébastien Puygrenier, bluffés par le dernier rempart de l'ASM.
Face à Paris mercredi soir, Ruffier a, de son propre aveu, réalisé le «match le plus complet de sa carrière», multipliant les parades et remportant tous ses duels.
«Il est vraiment en train de titiller le très haut niveau. Pour moi, il peut envisager un avenir en bleu», professe son coach, Guy Lacombe. Pas de quoi arracher un haussement de sourcil à l’intéressé.
Stéphane Ruffier parle peu. Sauf pour dire qu’il n’aime pas parler de lui. «Je n’aime pas trop évoquer mes performances personnelles. Pour moi, c’est difficile. Avant tout, je regarde l’équipe. C’est ce qui m’intéresse le plus.»
«Les Bleus, je n'y pense pas»
A 22 ans, le gardien basque,
formé à l’Aviron bayonnais avant de rejoindre la Côte d’Azur dès l’âge de 15 ans, doit pourtant se faire violence. A force d’enchaîner les grandes performances, les sollicitations sont forcément nombreuses. Manque juste celle du sélectionneur des Bleus. Pour beaucoup, Stéphane Ruffier est désormais un prétendant crédible au poste de numéro 3 en équipe de France. Derrière Lloris et Mandanda, le gardien au crâne rasé peut rêver d’un voyage en Afrique du Sud, l'été prochain, au même titre que Carrasso, Douchez ou Frey.
«On me parle de plus en plus des Bleus. Mais moi je n’y pense pas trop. Je ne sais pas quoi répondre à ça... Je suis content mais pour le moment, je prends beaucoup de recul par rapport à ces choses là. En équipe de France, il y a déjà des gardiens de grande qualité qui ont un niveau européen, qui jouent régulièrement des matchs de Ligue des champions.» Ça tombe bien, au classement, l’ASM
n’est plus qu’à un point des places européennes.
R.S.