TRANSPORTS - Bruitparif a publié hier une étude concernant la circulation...
Ronronnements des moteurs, coups de klaxon et sirènes de police: le bruit le long du périphérique parisien ne s’arrête jamais. L’observatoire du bruit en Ile-de-France, Bruitparif, a publié hier les résultats d’une campagne de mesure du bruit, conduite entre le 20 mars et le 20 avril 2009. Les conclusions ne sont pas réjouissantes pour les riverains du boulevard.
Un pic entre 6 et 7h
En journée, le niveau de décibels le long du périph peut atteindre 75,3 dB. C’est le cas entre la porte de Bagnolet et la porte des Lilas, de 6 à. Entre 3 et 4h, créneau pourtant le plus calme, le niveau atteint 70 dB. Un véritable problème, car une longue exposition à 40 dB la nuit et 55 dB le jour peut engendrer des problèmes de santé: stress, fatigue, troubles du sommeil ou même troubles cardio-vasculaires.
«Qu’il y ait beaucoup de bruit le long du périphérique, ce n’est pas une surprise, commente Fanny Mietlicki, directrice de Bruitparif. Mais ce que montre cette étude, c’est que le bruit est permanent. Il y a peu de variation entre le jour et la nuit», explique-t-elle. Pire moment de la journée: entre 6 et 7h en semaine.
La circulation, encore peu dense à cette heure, fait qu’on entend à la fois le bruit du moteur et du roulement à grande vitesse. Dès que le trafic augmente et que des bouchons se forment, le bruit diminue car on ne perçoit alors plus que les bruits de moteur.
Les nuisances sonores engendrées par les deux-roues roulant trop vite la nuit sont également pointées du doigt dans ce rapport. «Il faudrait sensibiliser les conducteurs, avec des campagnes de pub», affirme Fanny Mietlicki.
Sophie Cois
CHIFFRES
270.000 véhicules empruntent chaque jour les 35 km du boulevard périphérique. Quelque 100.000 personnes vivent le long de cet axe routier. Il relie Paris à 21 communes limitrophes, et assure un quart des déplacements parisiens.