Pour ceux qui en doutaient encore, le mal qui affecte les Nantais est profond. Et c'est un euphémisme. Hier, les joueurs de Jean-Marc Furlan ont offert une nouvelle prestation terne à souhait, face à un adversaire qui était pourtant aussi timide que maladroit. Un match marqué par un niveau technique déplorable, et un manque flagrant d'imagination de part et d'autre. Une rencontre de bas de tableau de Ligue 2, en somme.
Le match aurait toutefois pu prendre une autre tournure si Christian Bekamenga avait fait montre d'un tant soit peu de réalisme. Pour sa première titularisation de la saison, le Camerounais aurait tout à fait pu jouer les héros, se procurant trois occasions nettes en l'espace d'une minute. Mais Benvegnu a sorti les deux premières (28e) avant que Drouin ne sauve sur sa ligne (29e). Et, comble de malchance, l'attaquant nantais a dû sortir dans la foulée, touché à la cheville. De quoi plonger Jean-Marc Furlan dans des abîmes de perplexité, surtout qu'un coup franc de Darbion s'est écrasé sur le dessus de la barre de Benvegnu (42e), qui n'avait pas esquissé un geste. L'orage, ou plutôt la bourrasque, était passée. La deuxième période ne devait rien changer au score, le match plongeant alors dans un ennui profond. Les deux meilleures « occasions » étaient d'ailleurs des frappes hors cadre de Camara (80e), puis de Djordjevic (84e). Insuffisant pour donner un vainqueur à une rencontre qui n'en méritait pas. Au final, ce résultat nul ne change pas fondamentalement la donne pour les Nantais, toujours scotchés à la neuvième place. A quatre points seulement du podium et d'une hypothétique montée. Mais aussi à cinq points du premier relégable. W