L'arbitrage, Pascal Fritz est tombé dedans tout petit.
« Mon premier
souvenir remonte au collège. J'étais en 6e et j'avais arbitré le match professeurs-élèves. » Depuis, à presque 42 ans, il n'a pas lâché son sifflet ni ses cartons au point d'avoir été sélectionné pour les championnats d'Europe de futsal qui se sont ouverts, hier, en Hongrie. Lui débute aujourd'hui, il a été nommé deuxième arbitre de la rencontre Espagne-Belarus.
Electronicien dans le civil, Pascal Fritz n'était pas destiné à arpenter les gymnases en chaussures à semelle non marquante. C'est crampons au pied qu'il sifflait le week-end. Et puis en 2002, la finale de la Coupe nationale de futsal s'est jouée à Mulhouse. « Le Comité régional d'arbitrage [CRA] a choisi six Alsaciens pour épauler l'arbitre international présent. Le CRA m'a plus ou moins demandé. Ce n'était pas prévu, pas un choix », explique-t-il. L'expérience ne lui a pas déplu puisqu'il a passé en 2003 le premier examen futsal réservé aux arbitres fédéraux. Pascal Fritz a même fini major de son stage.
Le Seltzois se pique au jeu, préférant dorénavant la salle au terrain en herbe. « C'est plus difficile et plus fatigant, explique-t-il du haut de son 1,80 m en agitant les mains. On court peut-être moins mais la concentration est plus intense. »
La Fédération le suit, le désigne pour officier lors des matchs amicaux de l'équipe de France. Il passe international en 2006 et enchaîne les tournois. Aujourd'hui, l'Euro est sa « première grande compétition » internationale. « Appréhension », « excitation », tout se mélange chez Pascal Fritz avant d'arbitrer Espagne-Belarus, aujourd'hui, à Debrecen (Hongrie). Un peu comme pour sa première dans la cour du collège. W
F. H.