Une signature sur fond de polémique. Présent hier au conseil régional pour signer une convention sur les TER, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a démenti toute suppression de lignes à grande vitesse.
Dans son édition de lundi, le quotidien Les Echos annonçait que, pour des questions de rentabilité, la compagnie songeait à mettre fin, entre autres, aux liaisons TGV reliant Strasbourg à Lille, Nantes et Bordeaux. « Il n'y a pas de décision de suppression de dessertes, d'autant que les lignes province-province sont en pleine phase de montée en puissance », a expliqué Guillaume Pépy. Refusant « toute polémique », le patron de la SNCF a également précisé qu'il ne parlerait plus de cette affaire pour ne pas « nourrir le débat » à quelques semaines des élections régionales. A l'Assemblée nationale, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a par ailleurs indiqué hier que le gouvernement s'opposerait à toute fermeture de lignes.
Si Guillaume Pépy était à Strasbourg hier, a-t-il insisté, c'était pour officialiser la nouvelle convention d'exploitation des TER passée avec la région pour la période 2010-2018. Outre fixer une augmentation de 10 % du nombre des trains express régionaux, le texte a pour objectif, entre autres, d'améliorer les services aux usagers. Bien qu'étant « la vitrine des TER en France », l'Alsace peut encore « améliorer son information » aux clients, estime le président de la SNCF. Une obligation intégrée dans la convention par le biais, notamment, d'un système de bonus-malus entre la compagnie et la région. « Le dispositif est basé sur quatre critères : la régularité, la fiabilité (des horaires), l'information voyageurs et la continuité du trafic en cas de mouvement social », précise André Reichardt, président UMP de la collectivité. W