Pouvez-vous nous rappeler comment vous avez rejoint Vannes ?
Malheureusement, il n'y avait plus trop d'avenir pour la formation à Nantes, des collègues comme Laurent [Guyot] partaient, et la direction ne souhaitait pas me conserver. Vannes m'a sollicité et j'ai trouvé des hommes humbles, rassurants, respectueux, bosseurs. Des valeurs qui me plaisaient et qui avaient un peu disparu au FC Nantes.
Après un bon début de saison, le VOC piétine depuis quelques temps. Est-ce inquiétant ?
Il y a eu quelques remaniements au sein du club. On doit être patients, bosser pour passer ce cap de la deuxième saison, qui est toujours délicat. Mais le groupe est très sain, tout le monde tire dans le même sens.
Retrouver la Beaujoire, ça vous inspire quoi ?
Ça va me faire drôle. Nantes, c'est un club que j'ai aimé et que j'aimerai toujours pour tout ce qu'il représente. Revenir là-bas, ce sera excitant. A nous de faire un résultat pour que cela le soit encore plus.
Quel regard portez-vous sur les difficultés du FC Nantes ?
Je suis désabusé. Je ne vais pas trop m'étendre, je risquerais d'être acide. Mais Nantes a des jeunes intéressants, notamment derrière. L'an dernier, on avait fini troisième de CFA2 avec des 18 ans... Laurent Guyot avait mis en place des choses intéressantes. J'ai vu qu'Olivier Bonnes, Aristote Lusinga avaient joué et que Sofiane Hanni était sur le banc. Ils peuvent apporter beaucoup de choses. Après, quand je vois ce qu'il se passe au-dessus, je suis bien content d'avoir quitté cette salade. Et pourtant, je pense aux salariés, aux éducateurs... Il y a plein de bonnes choses dans ce FC Nantes.
Un mot sur Guy Roland N'Dy Assembe, dont vous étiez proche ?
C'est une grosse fierté pour moi de le voir à Valenciennes, titulaire, et sélectionné pour la CAN. Comme quoi, parfois, il faut faire confiance aux techniciens. Et surtout aux jeunes ! W
Recueilli par J. R.