CULTURE - Une ex-compagne du célèbre braqueur se sépare de 300 de ses lettres...
«Si tu savais comme mon cœur est plein de toi… Tu m’as redonné le goût d’aimer…» Ce discours exalté ne sort pas de la bouche d’un adolescent transi d’amour. Mais de la plume du célèbre braqueur Jacques Mesrine, connu comme «l’ennemi public numéro un».
Entre 60.000 et 80.000 euros
Trois cents lettres, noircies de son écriture appliquée et de ses dessins enfantins, seront vendues aux enchères le 30 janvier à l’
hôtel des ventes Drouot. C’est l’une des femmes de sa vie, Jocelyne Deraiche qui est à l’origine de la vente. Malade et sans argent, elle a décidé, à 58 ans, de se séparer de ces précieuses missives.
La mise à prix du lot: entre 60.000 et 80.000 euros. Pas mal, pour une correspondance privée vieille de plus de 30 ans. Le succès des
deux long-métrages reprenant la vie de Jacques Mesrine - interprété par Vincent Cassel - renforcent la valeur de ces documents.
Une correspondance de 4 ans
«Joyce», comme il la surnomme, a rencontré Mesrine au Québec en 1972. Le célèbre braqueur en cavale et la caissière de supermarché partagent leur vie pendant un an, jusqu’à l’arrestation du premier. Durant ses quatre années de détention à la Santé, ils échangent ces lettres. L’évasion de Mesrine marque la fin de leur correspondance.
Mesrine trouve la mort dans une embuscade policière en 1979. Cela fait alors plus d’un an qu’il est séparé de «Joyce». Il a rencontré une autre femme, Sylvie Jeanjacquot. Il faut dire que « l’homme aux mille visages » n’a pas écrit qu’à une seule femme. Son avocate,
Martine Malinbaum, a reçu
une quarantaine de lettres enflammées, écrites pendant l’incarcération de Mesrine à la prison de la Santé.
T. B.