Les nomades de la Pro A
Créé le 18.01.10 à 15h50
Mis à jour le 18.01.10 à 18h24
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BASKET - Les joueurs du Paris Levallois jouent leurs matchs à domicile dans deux salles différentes cette année...
Il existe un classement que les joueurs du Paris-Levallois sont assurés de remporter, cette année en Pro A: celui du nombre de salles visitées en championnat. Comme Hyères-Toulon, Orléans ou Poitiers, l’équipe de Jean-Marc Dupraz dispose de deux parquets pour jouer ses matchs à domicile. A Coubertin, dans le sud-ouest parisien, et à Marcel Cerdan, l’écrin jaune et bleu de Levallois. Au PL, ce nomadisme est entré dans les habitudes maison(s) depuis la fusion du club, en 2007.
Seulement pour les joueurs, lancés actuellement dans une série de six matchs à Levallois, la gémellité n’a pas que du bon. Chaque changement de salle demande un temps d'adaptation. «Les paniers sont différents, note Wilfrid Aka. A Coubertin, ils sont plus durs. On est moins adroits à Coubertin qu’à Levallois.» Les nomades de la Pro A doivent aussi trouver de nouveaux repères, à chaque déménagement. «Ce n’est pas toujours évident, poursuit Aka. Mais déjà, cette année, lorsqu’on joue à Coubertin, on s’entraîne toute la semaine sur place. Alors que l’an dernier, on ne s’entraînait pas forcément là-bas.»
Coubertin moins chaud que Cerdan
Pour fidéliser un public, la situation n’est pas non plus idéale. Jean-Marc Dupraz, le coach du PL depuis deux saisons, s’accommode depuis longtemps de ces voyages. «C’est la conséquence de la double entité, tout simplement. En terme d’identification, ce n’est pas l’idéal, mais c’est comme ça.» De l’aveu même des joueurs, le public n’est pas le même d’une salle à l’autre. «A Coubertin, c’est plus parisien, constatait Michel Jean-Baptiste Adolphe en début de saison. Coubertin, c’est un peu moins chaud que Cerdan.»
Alors qu'il lui reste quatre rencontres à disputer à Levallois, le 8e de ProA devra pourtant retrouver Paris dans un peu plus de deux mois, pour terminer la saison. Globalement, les joueurs ont leurs petites habitudes à Levallois, où ils sont majoritairement installés. Ils préfèrent aussi s’y entraîner. «Ce qui est embêtant, ce sont les trajets, analyse Aka. On s’entraîne aux heures de pointe et c’est difficile de rallier la salle. En général, j’y vais avec Joakim Ekanga. On part une heure avant au cas où il y ait du trafic.» Avec l’étrange sentiment de jouer un peu plus souvent à l’extérieur que les autres.
R.S.
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