Tout le monde l'attendait. Les Ultras du Virage Sud peut-être plus
que les autres. Ce trublion qui avait mis l'ambiance à Caen le 29 mai dernier, puis le lendemain du titre sur la place des Quinconces. Souleymane Diawara, « ce traître ». Mais c'était Steve Mandanda qui se présentait le premier aux supporters bordelais, et la température montait d'un cran. Il fallait alors attendre l'entrée de l'ex-Bordelais sur la moitié de terrain opposée, à l'échauffement, puis son nom sur les écrans du stade, pour que réellement les Ultras s'enflamment. Son premier passage devant le Virage Sud faisait ensuite littéralement exploser le sonomètre : « Oh Diawara, va te faire enculer, elle est où ta fierté ? », reprenaient en boucle les Ultras. Conspué à chaque touche de balle, Souleymane Diawara ne se démontait pas pour autant. Au contraire. Solide, très dur et autoritaire dans ses duels, à l'image de sa semelle sur Chamakh (47e) ou de sa percussion dans les airs avec Ramé (70e), le défenseur marseillais ne laissait rien passer. Si à chacune de ses interventions les sifflets reprenaient de plus belle, c'était aussi parce qu'hier soir, Souleymane Diawara ne parvint pas à tenir la comparaison face à Michael Ciani. Le Bordelais, zappé par Deschamps l'été dernier, se montrait terriblement en cannes et livrait une grosse prestation, notamment passeur décisif sur le but bordelais (45e+1). Quant à « Souley », il n'aura finalement pas eu à payer le champagne. W