A Toulouse, « l'Espagne pousse un peu sa corne », chantait Nougaro. Sa culture hispanisante, la Ville rose la doit en partie aux nombreux artistes exilés ayant fui en 1939 le régime franquiste. De passage dans la région ou installés sur les bords de la Garonne, certains d'entre eux reçoivent aujourd'hui les honneurs de l'Ensemble conventuel des Jacobins à l'occasion d'une exposition sur « Toulouse et les artistes espagnols de l'exil ». « Nous devions trouver un fil conducteur car ils ne formaient pas une école, contrairement à ceux de Paris. Nous nous sommes donc appuyés sur trois manifestations en leur honneur ayant eu lieu en 1947, 1958 et 1977. Nous avons aussi choisi de représenter deux générations, celle née en Espagne et venue en France en 1939 et celle des enfants formés à Toulouse », explique Monique Rey-Delqué, la directrice des lieux. Les peintures de Carlos Pradal se mêlent à l'autoportrait de Pierre Daura. Plantées au milieu, les sculptures d'Antonio Alos. Ce dernier créera sa propre galerie et jouera un rôle de mécène auprès de ses amis artistes. W
B. C.