« Mais arrêtez de nous parler de ça ! » Hier matin, Papa Malik Ba
était d'humeur revêche. Devant les questions répétées sur la complication de l'opération remontée en Ligue 1, le milieu de terrain a poussé des cris d'orfraie : « On a perdu, vendredi. On a été nuls. Il faut assumer. [...] Là, on est 9es, on ne parle donc plus de montée ! Sinon, on va se mettre la pression pour rien... » Et le FCN, qui reçoit Vannes (14e) demain, n'a pas besoin de cela en plus. Depuis une dizaine de matchs, il n'avance plus. Pire, il recule inexorablement et dangereusement vers la zone de relégation (il compte cinq points d'avance sur Guingamp, dix-huitième).
Les plus optimistes diront que les Canaris ne sont qu'à quatre points du Havre, troisième. Mais ils oublieront de préciser que Metz, avec deux matchs en retard, peut monter sur la troisième marche du podium (avec deux supposés succès) et compter neuf unités d'avance sur le FCN. Mais, bien au-delà de l'arithmétique, c'est l'attitude du club nantais qui tourmente. « La priorité, c'est de retrouver un jeu qui ressemble à quelque chose, une équipe qui ressemble à quelque chose », assène Kevin Lejeune, tout juste débarqué à la Jonelière. « On ne doit pas lâcher, poursuit Ba. Il faut croire en soi, il faut croire en Dieu ! » Ce n'est jamais bon signe quand un footballeur appelle à la prière... W