Dix-huit ans après le drame, Echo, l'association des proches et des victimes du crash du Mont-Saint-Odile, est plus décidée que jamais à poursuivre la bataille judiciaire. « Nous allons nous pourvoir en cassation pour réexaminer la responsabilité de l'Etat pour longueur excessive de la procédure. Nous avions été déboutés par la cour d'appel de Colmar le 18 septembre dernier », a expliqué, hier, Alvaro Rendo, le président d'Echo, qui n'exclut pas de saisir ensuite la Cour européenne des droits de l'homme. « Nous irons jusqu'au bout. Tant pis si chacun doit encore mettre la main au porte-monnaie pour financer les 3 000 euros que coûtera ce pourvoi », a précisé Alvaro Rendon. Le 20 janvier 1992, un Airbus A320 d'Air Inter assurant la liaison Lyon-Strasbourg s'était écrasé sur un versant enneigé du massif du Mont Sainte-Odile, provoquant la mort de 87 personnes. Le constructeur Airbus avait été condamné en première instance en 2006, avant d'être relaxé en mars 2008. W
S. de A.