Le PSG: une équipe dans le brouillard

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Publié le 18 janvier 2010.

FOOTBALL - Encore battu à Lille samedi, le PSG est 10e. Sa vraie place?...

Les dirigeants du PSG avaient beaucoup misé sur le reprise pour relancer l'équipe. Bilan de la semaine: une large victoire face à Aubervilliers, une équipe de CFA 2, une élimination en Coupe de la Ligue face à Guingamp (Ligue 2) et une défaite en Ligue 1 face à l'équipe en forme du moment, Lille. Les Parisiens sont 10e du championnat. Leur vraie place?
 

 
 
Une équipe sans tranchant…
 
Il y a eu deux PSG cette saison. A la fin de l’été, les Parisiens se sont vus beaux (3 victoires lors des 5 premières journées). C’était l’époque où Greg Coupet visait la Coupe d’Europe et parlait même de titre. Bizarrement, la 6e journée (égalisation de l’OL dans les dernières minutes au Parc des Princes, 1-1) semble avoir été un moment charnière de la saison parisienne.  Depuis, le PSG est une équipe molle, incapable de renverser les rencontres (6 défaites et 3 nuls en 14 matchs). Si on excepte, la parenthèse de Coupe de France face à Aubervilliers (victoire 5-0), la semaine dernière a été symptomatique avec une piteuse élimination à Guingamp en Coupe de la Ligue (0-1) et la leçon de football prise à Lille (1-3), samedi soir. «A la mi-temps, j'avais le sentiment qu'on avait des possibilités car notre fin de première période avait été assez bonne. Le deuxième but nous fait très mal et à deux à zéro, le match est plié. Il y a de la colère et de la frustration quand on a le sentiment qu'on peut revenir», a analysé Antoine Kombouaré.
 

 

…et sans leaders

 
Tracassé depuis six mois par le mental friable de son équipe, Antoine Kombouaré pensait qu’un état d’esprit était né en stage à la Baule. Samedi soir, après la raclée à Lille, le coach, si attaché à l’ambiance, est apparu résigné. «On a été battu dans tous les duels, on a joué à reculons, on a joué trop bas. On a eu les chocottes», a-t-il constaté d’un ton las. Kombouaré, qui avait demandé à ses joueurs avant la trêve «d’être des chiens sur le terrain», y croit-il encore? Pas sûr car aucun joueur ne semble en mesure de sonner la révolte. On en arrive même à se demander quels sont les relais du coach dans le vestiaire et quelle est aujourd’hui l’influence des anciens internationaux, Giuly et Makelele, recrutés pour leur esprit de compétition la saison dernière et aujourd’hui en pré-retraite.
  


Une ambiance maussade

 
Sans qu’il n’y ait eu de véritable crise depuis le début de la saison (seuls les colères de Kombouaré et les discours de recadrage de Robin Leproux ont brisé la monotonie du Camp des Loges), l’ambiance au sein du club et avec les supporters se détériore peu à peu. Samedi soir, des supporters parisiens se sont battus entre eux dans les tribunes du Stadium. «Il faut absolument appliquer les lois qui existent, à savoir les interdictions de stade parce qu'il faut progresser contre ce mal qui gangrène les stades», a tancé Robin Leproux après ces échauffourées. L’ambiance pourrait vite se tendre à Paris.
  


Un calendrier compliqué

 
Toujours privé de Stéphane Sessegnon (à la CAN), de Guillaume Hoarau et de Grégory Coupet, le PSG s’apprête à jouer Monaco mercredi, puis Lyon, Lorient (qui ne lui réussit pas souvent), Nancy, Toulouse et Marseille. «La force des grands joueurs et des grandes équipes c'est de relever la tête», a lancé Kombouaré soutenu par son président Robin Leproux: «Il faut vite se remettre dans le bon sens pour battre Monaco mercredi au Parc.»

M. Go.
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