EDITION - Il est désormais possible pour les auteurs en herbe ou confirmés de vendre directement leur œuvre sur la boutique en ligne...
Le Kindle s'internationalise doucement. Après avoir ouvert la vente de l'appareil
en dehors des Etats-Unis (techniquement dans une version toujours américaine avec un clavier QWERTY et amputée de certaines fonctionnalités selon les pays), Amazon fait un pas similaire pour le contenu.
«Les auteurs et éditeurs du monde entier peuvent désormais utiliser le self-service de la plate-forme de texte numérique du Kindle (
Digital Text Platform) afin de télécharger et de vendre sur le
magasin Kindle des livres en anglais, en allemand et en français», explique Amazon.
Prochaine étape: une vraie traduction de sa boutique et des accords avec les principaux éditeurs français afin que le Kindle deviennent vraiment intéressant pour les lecteurs non-anglophones.
Amazon garde 65%
Publier un premier roman, c'est souvent le parcours du combattant. Il faut soit trouver un éditeur (les plus petits font souvent payer l'auteur), soit avoir recours à l'auto-édition, via des sites comme
TheBookEdition ou
Lulu.com qui pratiquent l'impression à la commande pour éviter les coûts des invendus.
Si vous décidez d'opter pour la solution de self-publishing via amazon, le principal avantage est que les frais sont minimes pour un livre électronique. Amazon laisse à l'auteur la liberté de fixer le prix de vente dans une certaine fourchette. Ce qui est écrit en tout petit, c'est que le web-marchant prélève une commission de 65%. Il reste donc 35% à l'auteur. C'est mieux que les 7 à 12% souvent négociés avec un éditeur pour un premier roman. Mais la visibilité est loin d'être la même. A titre de comparaison dans le numérique, Apple ne prélève qu'un tiers et en laisse deux aux développeurs d'applications pour iPhone.
Philippe Berry